1 décembre 2009 | par publika dans Référencement Pas de commentaire

Récemment Rupert Murdoch, le grand magnat de la presse anglo-saxonne s’est exprimé auprès d’un journaliste de Sky News Australia, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne mâche pas ses mots :

  • Il a ainsi accusé les moteurs de recherches tels que Google, Bing de Microsoft mais aussi Ask.com de voler des articles de ses revues en ligne sans les payer.
  • Au moment même où son groupe tente de mettre au point une solution payante pour la consultation de contenu, Rupert Murdoch a clairement envisagé le fait de désindexer ses revues des moteurs de recherches

Rupert Murdoch seul au front

Pour autant cette décision laisse perplexe. Le magazine Ad Age a publié le 18 novembre les chiffres de l’impact de Google sur le trafic des leaders de la presse outre Atlantique (dont le Wall Street Journal appartenant au groupe de… Rupert Murdoch) et, là encore les chiffres parlent d’eux même : le Wall Street Journal doit 17,4 % de son trafic à Google. Une question se pose : Rupert Murdoch pense t’il sincèrement que la perte de revenus publicitaires que va entrainer la desindexation de ses sites va être compensé par les liquidités issues de sa nouvelle offre payante.

Pour rappel, en septembre 2006, suite à sa condamnation par la justice belge pour ne pas avoir obtenu l’autorisation d’intégrer le contenu de journaux belges dans les résultats de Google Actualités, Google a choisi de désindexer l’ensemble des journaux concernés. Résultats: les journaux belges ont été durement impactés par la baisse de trafic.

Le chevalier blanc Microsoft entre dans la bataille

Une telle polémique n’a pas tardé à faire réagir un des concurrents de Google : le 23 novembre le Financial Times révèle que Microsoft et News Corp la firme de Rupert Murdoch serait en négociation. Microsoft propose de dédommager les sites de la firme pour leur désindexation volontaire de Google, pour ensuite les mettre en valeur sur son moteur de recherche Bing. La guerre du contenu fait toujours rage.

Google l’empereur serein

La réponse de Google face aux attaques de Rupert Murdoch ne s’est pas fait attendre:

  • C’est d’abord Alberto Arebalos sur le blog de Google News en Espagnol qui réagit. Selon la traduction publiée sur le blog Zorgloob, il a effectivement rappelé que les médias étaient libres de ne pas être indexés, mais il a surtout tenu à souligner que Google envoie 4 milliards de clics par mois aux sites d’actualité: une menace silencieuse?
  • La deuxième salve est venue de Matt Brittin le directeur de Google Grande Bretagne qui évoque lors d’une coférence de presse, le faible poids financier que représente le référencement de sites d’actualités pour Google.

Traduction grossière: vous (les médias en ligne) avez bien plus à y perdre que nous.

La polémique est donc loin d’être éteinte: ce qui est au coeur du débat, c’est la médiation de Google dans la relation entre le lecteur et la presse en ligne. Autrement dit c’est l’évolution du modèle économique de la presse en ligne qui est en question.

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