22 mars 2010 | par publika dans Webmarketing Pas de commentaire


L’e-réputation (comprendre la réputation sur internet) se définit par l’ensemble des commentaires, avis diffusés dans la totalité des canaux numériques. Pour autant, les pratiques juridiques autour de cette notion ne sont pas hétérogènes, ce qui pose problème compte tenu des nombreux abus que l’on enregistre de nos jours.

Ainsi une atteinte à la réputation peut être du domaine de la responsabilité civile, pénale mais également dépendre du régime de la concurrence déloyale. Aucune action spécifique aux atteintes à la réputation n’est prévue par le droit français.

E-réputation : les recours juridiques aujourd’hui

Les cas les plus courants d’atteinte à la réputation d’une personne ont trait aux abus à la liberté d’expression (diffamation, injure..) et aux atteintes à la vie privée.

Les délits de presse et l’e-réputation

E-réputation : la liberté d’expression sur le net

Internet est un puissant vecteur de propagation de la rumeur. Il est également un des vecteurs de la réputation d’une personne. De ce fait, l’influence des internautes sur l’e-réputation est aussi importante que celle de la presse traditionnelle. Néanmoins, à la différence de la presse, les internautes ne vérifient pas leurs sources et peuvent diffuser de fausses informations par le biais de blog, Twitter, Facebook ou autres réseaux sociaux.

Pour autant, des limites existent à cette liberté d’expression, notamment en cas de d’usage préjudiciable envers autrui. Les délits dit « de presse » s’étendent aujourd’hui à tous les internautes.

Les actions en diffamation, injure et dénigrement

5 éléments sont nécessaires pour qu’il y ait diffamation : il faut un reproche, il faut que celui-ci soit à l’encontre d’une personne physique, morale ou un groupe de personnes, portant sur un fait précis et attentatoire à l’honneur ou à la considération, et exprimé sciemment. L’injure se définie comme une expression outrageante. Le dénigrement renvoie à tout acte ou comportement de nature à jeter publiquement le discrédit sur une personne ou sur une entreprise.

La prescription en matière de délit de presse est de 3 mois, et ce malgré les tentatives du projet de loi pour la confiance dans l’économie numérique déboutée par le conseil constitutionnel en juin 2004.

Les affaires d’e-réputation : vie privée et droit à l’image

La croissance des affaires d’e-réputation sur les réseaux sociaux

Avec les nouvelles formes de partage des informations rendues possibles par les réseaux sociaux, la paroi entre vie privée et vie publique s’amenuise. C’est notamment le cas lors de la publication de photographies sur Facebook ou l’ensemble des personnes concernées ne sont pas toujours consultées avant la publication, ce qui rend difficile le contrôle de son image sur internet.

Les actions judiciaires autour de l’atteinte au respect de la vie privée et du droit à l’image

Il n’existe aucune définition légale de la notion de vie privée, seule la jurisprudence fait référence. L’atteinte a la vie privée n’est constituée que lorsque deux conditions sont remplies : une révélation de faits intimes qui ferait suite à l’immixtion illicite dans un domaine protégé. De même, tout individu jouit d’un droit à l’image, de ce fait la publication ou la reproduction d’une photographie le concernant n’est possible qu’avec son consentement.

Les actions en justice

La difficulté d’identifier sur internet l’éditeur de la photographie ou de l’article visé impose souvent à la victime à s’adresser à l’hébergeur en premier lieu. L’hébergeur est alors obligé de retirer les éléments incriminés.

Les techniques pour lutter contre une mauvaise e-réputation

La création d’un site internet ou d’un blog pour alimenter le web en contenu positif

Les blogs sont très bien référencés par Google car ils sont mis à jour régulièrement : ils permettent donc de s’assurer d’une bonne visibilité tout en contrôlant l’information qu’il y paraît.

Pour la création d’un site internet, le choix d’un nom de domaine est un élément primordial car il influence directement son référencement dans les moteurs de recherche. Il est d’ailleurs judicieux d’utiliser le nom de famille, comme sous domaine par exemple.

Ouvrir des comptes sur les réseaux sociaux pour un usage professionnel

Des réseaux professionnels comme Linkedin, Viadeo ou Ziki peuvent être utilisés afin de diffuser une information positive. Si le public de Facebook est aujourd’hui encore constitué à 85 % d’étudiants, de plus en plus de professionnels, d’associations utilise ce levier de communication.

Reprendre le contrôle de son e-réputation

Le nettoyage de son identité numérique grâce à une agence de communication

La gestion de réputation est aujourd’hui un marché en plein développement ou de plus en plus d’agences de communication se positionnent. Ce sont les entreprises qui sont les principaux clients de ces agences : ces dernières mettent en place des actions visant à effacer les informations négatives référencées sur internet par Google.

Néanmoins l’information restant toujours présente dans la mémoire cache des moteurs de recherche, il est souvent nécessaire d’utiliser des techniques de « contre feu » et diffuser de l’information positive selon un plan mêlant communication et référencement (l’information positive devant être mieux référencée afin d’être plus visible.). De même le référencement payant peut être une alternative pour palier à l’urgence d’une situation.

Le référencement comme levier d’e-réputation

Un bon référencement assure une bonne visibilité des informations positives. De même, les liens sponsorisés (le référencement payant) permettent un positionnement intéressant dans les moteurs de recherche, et ce de façon immédiate. Le référencement garantie donc une couverture importante aux campagnes de communication centrées sur l’e-réputation.

Source : Comment se défaire d’une mauvaise réputation sur les réseaux sociaux et Internet ?

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