11 avril 2012 | par Vincent dans Décryptage Un commentaire

On peut lire dans un article du figaro du 06/04/2012 « Google va unifier ses sites autour de Google+ » que Larry Page a annoncé récemment une meilleure intégration de Google+ avec 120 intégrations de son service que l’on retrouvera, bien sûr, dans la recherche Google, Youtube, Android et bien d’autres encore.

Le but ? Adapter vos recherches à votre profil. Web semantiqueEt si finalement, ce n’était pas ça le futur du web. S’afficher publiquement avec ses goûts, ses envies, ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas. (Comment ça ? Un réseau social le fait depuis longtemps ?! Désolé, je suis passé à côté de l’info). Après tout, internet est un espace public avec une seule particularité … la triche et la schizophrénie de ses internautes voyeurs et exhibitionnistes (cf les photos des profils FB…).

Ceci vous choque ? Moi aussi.

Et pourtant, qu’est-ce que je fais le samedi après-midi quand je rentre dans un magasin de chaussures, dans une agence de voyage ou dans une banque ? Je détaille mon profil bon gré mal gré. C’est ainsi que la vendeuse voit que j’ai de petits pieds et me propose du 2, que le voyagiste m’interroge, s’aperçoit que j’aime la nature et me vend un trek et que ma banquière constate que je suis jeune salarié et veut me faire signer un prêt à taux « avantageux ».

Google travaille et oriente les éditeurs de sites internet depuis le début pour identifier le contenu. Mais avec l’utilisation massive de plateformes sociales (1), la firme de Mountain View a dû s’adapter. Et en définitif, c’est probablement la seule corde qu’il manquait à son arc pour qu’elle soit véritablement redoutable (2). Avec la personnalisation des recherches, on aura très certainement des résultats plus pertinents mais au détriment, une fois encore, de l’anonymat. Par ailleurs, espérons que cela n’ait pas comme effet secondaire, la perte d’ouverture d’esprit qu’incarne le web, et qu’on continuera à proposer des résultats qui dépasseront nos cercles d’intérêts. Autrement dit, quand je chercherai de l’info sur l’Inde, même si j’aime le voyage, j’espère que l’on me fera d’autres suggestions !

Selon moi, le métier de référenceur n’a pas fini de muter et il est évident que dans dix ans, nous rigolerons du process de référencement d’aujourd’hui, comme nous sourions des méthodes de réf des années 95.

Maintenant, reste à savoir si les référenceurs de demain délaisseront Analytics & co pour mieux analyser les profils clients et en extraire les thématiques et les intérêts porteurs ?

(1) n’oublions pas que le web social existe depuis la création du net (chat irc, forum, groupe de discussions, etc.)
(2) Google est un peu le Chuck Norris du web, il ne faut jamais le sous-estimer, cf Google Play, Google Glass, Google Driverless

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Un commentaire

    Global Voices says:

    Il est certain que nous rigolerons du processus de référencement d’aujourd’hui, mais le futur de ce référencement me fait tout aussi peur… !

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